Plasticien, à travers ses installations et ses sculptures, Stanley Février explore la souffrance physique et psychologique causée aux personnes par les violences du monde moderne. Si ses œuvres, politiques et engagées, s’inspirent des enjeux de pouvoir à l’ère de la globalisation, elles abordent aussi des questions plus intimes, comme celle du rapport à soi et du rapport à l’autre, devenus difficiles dans un monde où l’écoute perd de sa valeur. La sensibilité du regard de Février et l’efficacité de ses stratégies plastiques émeuvent et, en même temps, poussent à la réflexion. Il tente de créer un espace de rencontre où les participant.e.s sont au centre de l’œuvre. Et les amène à se repolitiser et à affirmer leur vécu pour finaliser l’œuvre ; dans une prise de conscience du je, du nous, de son pouvoir politique et le politique « entendu comme souci de soi et de l’autre ». Diplômé en arts visuels et médiatiques, ses récentes préoccupations artistiques et conceptuelles se basent sur la critique institutionnelle, sur les enjeux identitaires et la violence et les inégalités engendrées par cette dernière.

 

Février a participé à plusieurs expositions individuelles et collectives à Québec, Montréal, Ottawa, New York, Hong Kong et Cuba ainsi qu’en France, Allemagne, Espagne, Chine, Bulgarie, Serbie et au Mexique. En 2019, il a pris part à "Over My Black Body" à la galerie de l’UQAM, exposition commissarée par Eunice Belidor et Anaïs Castro. Février est récipiendaire de plusieurs bourses de création. En 2019, il a d’ailleurs reçu une bourse du Conseil des arts du Canada pour la réalisation de  "America… en toute impunité". Cette œuvre composée de plusieurs volets (vidéo, son, sculptures, archives et photographies) a fait l’objet d’une exposition solo à la Maison de la culture de Longueuil en février et mars 2019. L’artiste présente également en 2019 l’œuvre "cette chair"  dans l’exposition collective D'où venons-nous? Que sommes-nous? Où allons-nous ... (2019) au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ)